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Voyage au cœur de la montagne

Mathilde Edenne

Mathilde Edenne

Au cœur de la montagne ,

Hier soir, j’étais envahie de tristesse ( ça date d’il y a un bon mois …). Je ne comprenais pas tout à fait la raison, aussi, je me suis laissée porter. Et j’ai eu une idée, si je partais en voyage…

C’est parti, et au vue de la saison, c’est tout naturellement que je me retrouve sur un sentier montagneux neigeux. Le paysage est divin. Le son d’un manteau neigeux m’a toujours fasciné. Vous savez ce calme enveloppant, caressant qui vous suggère combien il est reposant d’être dans l’inaction et juste la contemplation. Je continue ma promenade et vois devant moi une demeure, une sorte de monastère, de lieu de retraire, de pèlerinage, encastré dans une montagne.

Je suis entrée par la porte principale qui était ouverte comme si elle attendait ma venue. A l’intérieur, une grande pièce spacieuse, lumineuse. Tout est calme, clair, rangé, avec un mobilier maigre, comme une sorte de lieu de transit ou d’attente. Je continue ma découverte, et passe les portes en bois sculptées de dragons.   Je me retrouve dans  un magnifique jardin bien entretenu. Qu’autant de végétations puissent pousser dans une atmosphère si fraîche m’interroge. Je vois également de nombreux hommes aux cranes rasés. Pour la culture que j’en ai, je dirais que ce sont des moines tibétains. Ils sont habillés de toge jaune orangé à liseré rouge pour certain. Dans l’ensemble ils sont peu vêtus. Ils s’affairent chacun à leur tâche mais aucun d’entre eux ne semblent se préoccuper de ma venue. Comme s’il était naturel que je sois là. Je continue mon chemin toujours tout droit. Je passe une sorte d’arche de pierre et me retrouve sur un balcon. Je fais face à une magnifique montagne qui trône fièrement à sa place. Au sol, devant moi, se trouve un tapis rouge. Un homme que jusque là je n’avais pas remarqué me souris et semble m’inviter à prendre place. Tout naturellement je m’assois en tailleur et regarde successivement l’homme et la montagne, ne sachant pas exactement ce que je dois faire. L’homme me sourit de nouveau, regarde la montagne puis se fixe pour m’observer. Son regard est troublant, je préfère me concentrer sur cette entité de pierres, de roches et de neige.

J’ignore à quel moment cela se passe, mais je me mets à communier avec la montagne. Je respire au rythme lent des palpitations que j’entends provenir d’elle. Je ressens Montagne, je suis Montagne. Elle m’explique quantité de choses. Sa forme triangulaire pour recevoir de l’Univers tout en restant stable sur sa base. J’entends ÉQUILIBRE. Je ressens les cours d’eau qu’elle compare à mes vaisseaux sanguins. Elle dit aussi qu’elle reçoit la neige comme je reçois une idée.

Si elle reste en haut, rien ne change, si elle bouge en fondant elle descend le flan et devient de l’eau ou quelque chose d’utile pour ses habitants. Elle ajoute que la neige purifie et peut prendre n’importe quelle forme. Je ressens toutes les vies qui la parcourent et elle les compare à chacune de mes cellules permettant l’équilibre (à nouveau) de son bio système. Je sens aussi son lent mouvement qui la rend de plus en plus grande. Elle est jeune et croit encore. Elle me montre également toutes sortes d’objets aux formes similaires : triangle, cône, pyramide… Ils reçoivent beaucoup en ce moment. Elle est impatiente des promesses qui lui sont murmurées. Des changements plus rapides qu’auparavant. C’est curieux comment quelque chose d’aussi stable est inébranlable peut être aussi agitée. Son souffle caresse mes cheveux comme pour me rappeler de revenir, mais elle souhaite m’offrir quelque chose. Elle me dit de prendre en son cœur un objet rien que pour moi pour me souvenir d’être montagne. C’est un pendentif, une sorte de camé vert lichen avec une sorte de dessin veiné qui représente selon l’angle une montagne ou une femme. 

Je la remercie chaleureusement et revient sur ce tapis rouge face à cet homme souriant. Il s’incline devant moi comme un merci muet et je suis de retour ici et maintenant.

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